L’intelligence artificielle entre dans les collectivités.
Mais son achat ne ressemble à aucun autre. Entre innovation rapide, dépendance aux éditeurs et cadre juridique encore mouvant, les acheteurs publics avancent avec prudence.

🔍 Le contexte : un marché encore immature
Les collectivités sont de plus en plus sollicitées pour intégrer des solutions d’IA : traitement automatisé des demandes, aide à la décision, analyse de données, relation usagers.
Problème : ces outils évoluent vite, reposent souvent sur des modèles propriétaires et s’inscrivent dans des logiques contractuelles complexes, peu compatibles avec les cadres classiques de la commande publique.
🛠️ IA et marchés publics : des points de vigilance
L’article publié dans Weka rappelle plusieurs enjeux clés :
- difficulté à définir précisément le besoin dès la passation du marché,
- risques liés à la propriété intellectuelle et aux données,
- dépendance potentielle à un prestataire unique,
- nécessité d’anticiper l’évolution rapide des solutions.
Certaines collectivités privilégient des marchés expérimentaux, des clauses de réversibilité renforcées ou encore des approches progressives, pour sécuriser leurs achats.
🎯 Ce que cela change pour les collectivités
L’achat d’IA oblige à repenser les pratiques :
👉 montée en compétence des acheteurs publics,
👉 dialogue renforcé entre services métiers, DSI et juristes,
👉 intégration des enjeux éthiques et de souveraineté numérique.
L’IA n’est pas un achat comme les autres. Elle devient un sujet stratégique de gouvernance publique.
Source :
Weka – L’achat d’IA : un marché public comme un autre ?



