les actualités qui peuvent vous intéresser

Protection sociale complémentaire
13/10/2025
Maire employeur : les collectivités, dans une gestion proactive - 1 sur 3
L’enquête « Le Maire employeur, protecteur de ses agents » de mai 2025* met en...

handicap
11/02/2026
Loi handicap de 2005 : 20 ans après, des avancées… et un bilan encore amer
♿ Loi handicap de 2005 : 20 ans après, des avancées… et un bilan encore amer...

technologie
10/02/2026
Données de santé : un levier clé dans la lutte contre la fraude
Les données de santé sont devenues un outil stratégique pour sécuriser notre système de protection sociale....

technologie
03/02/2026
Aide alimentaire : le numérique pour mieux coordonner la solidarité locale
Face à l’urgence sociale, les territoires innovent. Le numérique s’impose progressivement comme un levier pour...
🚨 Un litre sur cinq perdu avant le robinet
Chaque année, environ 20 % de l’eau potable produite en France est perdue dans les réseaux de distribution, soit près de 1 milliard de m³. Ce gaspillage est principalement dû à des canalisations vieillissantes, avec une moyenne d’âge de 50 ans, et à un manque d’investissement dans l’entretien des infrastructures. Le rendement moyen des réseaux stagne à 80 %, selon le dernier rapport du Système d’information sur les services publics d’eau et d’assainissement (SISPEA).
🦠 Des canalisations vétustes, un risque pour la santé publique
Au-delà du gaspillage d’eau, ces fuites peuvent poser un problème sanitaire majeur. Les fissures dans les conduites anciennes favorisent les intrusions d’agents pathogènes dans le réseau : bactéries, métaux lourds, polluants agricoles… Cela complique le maintien d’une qualité d’eau conforme. Un réseau maîtrisé, c’est une eau de meilleure qualité, plus stable, plus sûre. C’est un facteur de confiance pour les habitants, et un levier essentiel de santé publique, trop souvent oublié.
🎯 Objectif : 100 % de rendement d’ici 2027
En Haute-Loire, les élus de la commune de Saint-Paul-de-Tartas ont décidé d’agir. Grâce à une modernisation de toutes ses structures, une gestion directe et rigoureuse, la commune atteint 94 % de rendement aujourd’hui et vise 100 % d’ici 2027.
Capteurs de pression, sectorisation, relevés fréquents… tout est pensé pour repérer et corriger les fuites. C’est la commune elle-même qui gère son réseau, avec un agent formé, du matériel adapté, et une vision à long terme. Une stratégie qui prouve qu’il est possible, même à petite échelle, de faire mieux que beaucoup de grandes métropoles.
💡 Investir dans les réseaux : une urgence écologique… et humaine
Pour atteindre ces performances, il faudrait investir 2 milliards d’euros par an pendant 10 ans. Un coût conséquent, mais rentable sur le long terme : économies de production, sécurisation de la ressource, prévention des risques sanitaires, et adaptation au changement climatique. Des outils existent : aides des agences de l’eau, fonds verts, prêts de la Banque des Territoires.
🔗 Sources :
Banque des territoires – 2024 : « Les collectivités face à un défi majeur pour l’avenir »
Revue des collectivités locales – 2025 : « Saint-Paul-de-Tartas vise 100 % de rendement d’eau potable »
Rapport national SISPEA 2023